Sur
le port du village de Saint Clément des levées
La
municipalité et le musée Loire et Métiers
sont
heureux de vous offrir un spectacle gratuit
Un
fleuve, une histoire, un spectacle où théâtre, musique et chants
font
résonner la mémoire collective.
Des
chantiers navals aux gabares de Loire, des crues douloureuses aux
noces villageoises, en passant par les anecdotes des mariniers et des
lavandières, trois personnages vous content ces aventures et vous
plongent dans le passé ligérien. Légendes existantes ou histoires
vraies réécrites pour la circonstance, la matière qui a nourri la
création est tirée de témoignages et de faits réels.
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L e mariage des mariniers au fil de Loire
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- Le Musée des Mariniers de Loire en Anjou ouvert en saison dans l'église majestueuse dédiée au Pape Clément Ier, Saint Patron des mariniers en Anjou vous fera découvrir l'histoire oubliée des hommes de l'eau, ces Mariniers qui ont parcouru le monde et fait la richesse de la France. Leur vie vous sera racontée autour d'une importante collection d'objets uniques, de documents insolites et souvent rares. Le musée, cet hiver, a fait l'acquisition de nouveaux objets que nous
serons heureux de vous présenter lors de votre visite dans l'autre
partie.
Ouverture dans l'église du village du 14 Juin aux journées du Patrimoine le 3ème dimanche de Septembre
Dans celle l'exposition temporaire, vous aurez le plaisir de découvrir le mariage des mariniers fin 19ème début du 20ème siècle *Quand le marinier passe la bague au doigt de sa promise *.
Vous y apprendrez tout sur les petites histoires du mariage à cette époque....
les petites mains bénévoles du musée préparent la nouvelle tenture de
vitrail de l'église en vue le l'exposition temporaire 2015 * Le
mariage des mariniers au fil de la Loire *
Ouverture de l'exposition La Loire et ses mariniers dans l'église de Saint Clément des levées le dimanche 14 Juin.(voir détail sur le site )
La vie de Jean GUILLON batelier à Saint Clément des levées
Du batelier…au marinier.....
En
ce début du XVIIIe s. le village de Saint-Clément n’est plus rattaché à
la paroisse de Trêves, mais est devenu une entité à part entière depuis
l’ordonnance épiscopale du 6 mars 1696.
Enfin les « Clémentais
»n’ont plus besoin de traverser la Loire, par toutes saisons, et toutes
températures pour se marier ou faire baptiser leur petit dernier.On peut
imaginer l’inconfort d’une traversée en période d’inondations, ou de
gel avec embâcle ou débâcle, ou encore dans les sables mouvants d’un
été torride, avec le nouveau-né dans les bras !
Saint-Clément n’est
plus le hameau, comme au Moyen-Âge, constitué d’une terre de friches, de
bois et de forêts, parsemée de rares fermes dépendant du Comté et des
Religieux de Cunault.
Le « Grand Passage » de la levée a apporté une
expansion économique et démographique.Seuls subsistent les caprices de
la Loire, toujours aussi présents et fréquemment rédigés par le vicaire
sur ses registres paroissiaux. (hivers rigoureux ou mouvance des
sables.)
C’est
en 1744, par un hiver un peu moins rigoureux, que le vicaire de
Saint-Clément, Beusnier, bénit, dans la modeste chapelle située en
contrebas de la levée, le mariage de Simon Guillon et Jeanne Rocher le11
février 1744.
Simon
a connu Jeanne sur les lieux de son travail, il était cherier (charron)
dans l’atelier de son futur beau-père Pierre Rocher maréchal-ferrant à
St Clément.
Simon et Jeanne auront 10 enfants. Jeanne accouchera de son premier, le 28 mars 1744…. Un mois et demi après leur mariage… ( L’amour a ses raisons que …... la Loire ne connaît pas !).
Elle se prénomme Marie. Il y aura ensuite Jeanne, Simon etc.……et le petit dernier Jean né le 4 juin 1760 à St Clément
A son baptême, le tintement des cloches de la chapelle se mêle au grincement des girouettes, des gabares et des chalands amarrés au quai. Ont-elles grincé, en ce jour de juin, avec plus d’ardeur qu’à l’accoutumée ?
Jean ne résistera pas et ne tardera pas à être à plein temps « un fils de galerne ».
Le trafic sur la Loire est de plus en plus intense, le travail n’y manque pas et Jean ne sera pas le seul à manoeuvrer les voiles, le « piaultre » et le « guinda ».
Les
jeunes Clémentais sont nombreux à partir charger le bois de chauffage
de Saumoussay, ou encore livrer les peupliers abattus sur les îles de la
Loire, sur les bords de la Vienne, du Thouet ou de la Dive, pour la
fabrique d’allumettes de Trélazé. Sur les quais d’Angers, les
attendaient des tas de vieilles ferrailles destinées aux Fonderies
d’Indret.
Parfois ils transportaient également le foin des îles et environs de Paimboeuf jusqu’à Nantes.
Suivant
la demande, ils étaient enrôlés sur les chalands affectés au commerce
sur les canaux en direction de Paris, le plus souvent il s’agissait
d’acheminer le vin ou les pommes récoltées dans toute la vallée..
Parmi
tous ces jeunes, deux amis d’enfance de Jean Guillon, Maurice et Jean
Pontoire, deux fils de Jean Pontoire et Michelle Gaultier, effectuent
les mêmes transbordements que lui. Quelque soit leur destination
saisonnière, à chaque voyage, ces trois jeunes clémentais affinent leur
habileté à la manoeuvre.
Entre deux parties «d’aluette » dont ils
jouent avec ardeur comme tous les bateliers de la Loire, leur
savoir-faire dans la descente rapide du mât au passage des ponts, leur
donne une renommée qu’ils ne s’imaginent pas. L’été, à l’époque des
basses eaux et du goudronnage, les gabares, les chalands et les toues
sont amarrés aux quais de Saint-Clément par dizaines, voire centaines.
Dès
que la Loire le permet, Jean Guillon et ses amis, reprennent leur
coffre de batelier et repartent livrer, sel, bois ou vins. A cette
époque, Saint-Clément comptait jusqu’à 7 ports aménagés le long de la
levée :Port de la Rivière , Port Cunault, Port Sauvage, Port Têtu, Port
Poisson, Port de la Bédinière, Les Combres. Quelques-uns de ces ports
subsistent encore.
Embarquement des mariniers dans la Marine Royale
Après
la Guerre de Succession d’Espagne puis la Guerre de 7 ans, la France
trouve à nouveau en face d’elle, l’Angleterre. Le développement d’une
marine royale devient particulièrement indispensable.
Les nouveaux et solides vaisseaux construits à cet effet, présentent une technicité avoisinant la perfection.
Mais où trouver les habiles matelots capables de s’adapter à la manoeuvre de tels navires ?
La
vocation de toute une population tournée vers le fleuve et la
réputation des qualités professionnelles des bateliers de St Clément
sont parvenues à la Cour du Roi Louis XVI, à une époque troublée par un
conflit dont le cadre est maintenant l’Amérique.
Les bateliers de la
Loire sont enrôlés en grand nombre de Saumur à Montjean. Saumur (pour
une population de 7700 habitants) n’en fournira « que » 150, à peine
plus que Saint-Clément dont la levée pour la marine royale atteindra les
120. C’est considérable pour une petite paroisse rurale. Les jeunes
Clémentais sont victimes de la renommée de leur niveau de compétences.
De
1780 à 1784, 120 bateliers de St Clément sont contraints de servir sur
les vaisseaux du Roi, par Ordonnance du 12 juin 1780. Le 17 août 1780,
Jean Guillon quitte St Clément pour le port de Brest.
A partir de cet instant, Jean n’est plus « batelier » mais « marinier ».
Le prestige des Clémentais et autres ligériens est tel que l’Histoire
ne retiendra que la seconde appellation, si bien que l’on ne parle plus
aujourd’hui, pour tous, de batelier mais de marinier, même pour ceux qui
ne sont pas partis.
Ses amis Jean et Maurice Pontoire, n’échappent pas à cette levée de matelots. Le premier part début 1781 et Maurice, le 25 juin 1781.
! Sources :- Archives départementales de Maine et Loire- Archives communales de St Clément des levées- Archives départementales de la Charente- Archives de la Marine à Rochefort- Archives de l’Armée et de la Marine au Château de Vincennes- Archives Nationales à Paris- Archives de la Marine à Brest
Le musée de la marine de Loire en ANJOU ouvre ses portes le dimanche 14 Juin sur une nouvelle exposition ....la Loire et ses Mariniers
Le mariage des mariniers au fil de la Loire au 19ème
Quand le marinier passe l'anneau à sa promise
MERCI
Nous vous remerçions pour votre visite